Nous voici donc arrivés en vue des Pyrénées, pour la dernière étape de ce voyage, commencé il y a près de 2 mois. Il nous reste moins de 100 kms à parcourir, et demain nous passerons au pied du ¨Pech de Bugarach, qui a eu son heure de gloire l'année passée.

Pour résumer, nous avons finalement fait une chouette journée de pause au domaine de Lacan, principalement à lire des bds. Merci encore à toute la famille pour votre accueil et ces petits déjeuners que l'on a partagés !

Le lundi, très beau passage jusqu'à Minerve où nous avons déjeuner en bord de rivière. L'après midi fût consacré à traverser le paysage de plaine viticole jusqu'au canal du midi, au bord duquel nous nous sommes arrêtés. Le soir, j'ai invité Jean Baptiste, un cycliste faisant le tour de France, à planter la tente à côté, et nous avons pu partager le repas, autour d'une bouteille de Corbières achetée quelques heures plus tôt.

Mardi, journée harassante à travers le vignoble, de nouveau, puis l'ascension de l'Alaric. Heureusement, le vent nous a sauvé du cagnard. Du sommet, j'ai pu enfin contempler les Pyrénées et le pic du Canigou. En regardant au sud est, j'ai même pu vaguement contempler le bleu de la Méditerranée. Après cette longue étape, j'ai trouvé refuge chez Isabelle et Daniel, maraîchers bio à Ribaute. Ils m'ont proposé leur caravane pour la nuit, et m'ont invité à partager le dîner. Une belle rencontre de plus !

Mercredi matin, c'est jour de marché à Lezignan-Corbières. C'est l'occasion idéale pour me ravitailler, amis ce n'est pas sur mon chemin. Isabelle y tient son stand, mais je n'ai pas la motivation pour l'accompagner à 5h du mat'. J'y vais donc en stop. Là bas, j'y croise Luc, un ami d'Isabelle, sur son stand, justement. Il peut me ramener à Ribaute, c'est sur mon chemin. Pendant le trajet, on discute de mon voyage, et il se trouve qu'il habite pile sur le GR que j'emprunte, et que ça correspond à une bonne journée de marche depuis Ribaute. Il me propose donc de planter la tente chez lui. L'enchaînement des rencontres est assez incroyable. La matinée ayant été bien entamée par le marché, nous arrivons tard là bas, et une fois de plus, je partage le repas (et le vin, toujours !) avec mon hôte.

Depuis le château de Durfort, je rejoint Termes. Je pensais en avoir pour à peine une heure, c'est finalement 2 heures qu'il nous faudra, le relief était vraiment très rude. Le bât grince de nouveau, de la même manière que 2 semaines auparavant, à Navacelles. Même cause : le bât est cassé, mais sur le côté opposé à celui que j'ai déjà réparé. A Termes, je me mets en quête du nécessaire pour réparer. Je trouve tout ça chez Annie, qui m'indique également un lieu pour déjeuner tranquille en bord de rivière, et une bergerie où je pourrais sans nul doute planter ma tente le soir. L'après midi est arrassante, une belle grimpette par des sentiers étroits s'avère être une grosse épreuve pour Korrigan et moi même. Multiples débattages, glissades sur les feuilles de chênes verts, bref, je suis content quand on retourne à des reliefs moins tourmentés. J'arrive en vue de Borde Grande, la bergerie dont on m'a parlé. Noëlle, qui m'avait accompagnée quelques jours dans les gorges du Tarn, me rejoint à nouveau ce soir là, pour un week-end de marche.

Nous passons un peu de temps à discuter avec Mathieu et Annaïg, qui gèrent la bergerie, pendant qu'il font la traite de leurs chèvres. Merci pour votre accueil ! Nous repartons après avoir fait le plein de fromages, et mettons le cap sur Rouffiac des Corbières, où nous nous posons le midi. Après avoir rejoint Duilhac sous Peyrpertus, nous apprenons que l'endroit que je visais pour le campement du soir est maitnenant payant. On nous indique un autre endroit, en bord de rivière, plus secret. Nous y croisons un couple de voyageur à cheval, Flo et Manu. Belle rencontre ! C'est seulement la deuxième fois, après Isa et Jordi en roulotte en 2007, que je croise d'autres randonneurs au long court. Ça fait plaisir !. Ils sont partis depuis avril avec leurs chevaux, et explorent l'Ariège et l'Aude à la recherche de beaux petits lieux inconnus.

Après une baignade dans la rivière, au sortir de la tente, nous repassons à Duilhac, et faisons route vers Prugnanes. Petit orage sous le château de Peyrepertus, puis route tranquille, avec pause de nouveau en bord de rivière. Nous arrivons à Prugnanes, où je retrouve avec plaisir Olivier et Atu, qui nous avaient déjà accueillit en 2009. Même pas besoin de planter la tente, ils nous propose d'occuper la leur qu'ils ont planter dans un de leurs prés (ils sont loueurs d'ânes). Le dimanche, nous décidons de nous offrir une nouvelle journée de repos, et en profitons pour aller en stop à la foire bio de Couiza.

Voilà, je voulais résumer, mais c'est à la fois trop long par rapport à ce que j'imaginais, mais bien trop court pour décrire la richesse des rencontres et la beauté des paysages. C'est mon dernier billet, j'imagine, avant l'arrivée à Limbrassac qui devrait avaoir lieu jeudi ou vendredi, si tout continue à bien se passer. Korrigan est en forme, mais j'imagine qu'il doit quand même commencer comme moi à fatiguer, surtout avec cette chaleur incessante, et tout cette distance et ce dénivelé dans les pattes.

A bientôt !