Jeudi 6 Juin 2013 – Le Pras de Pleux – Bord St Georges - 13 kms

Nous aurions dû partir la veille, mais les préparatifs ont été plus longs que prévus, donc j'ai décidé de reporter le départ, afin que ce ne soit pas dans la précipitation. Hélène nous a accompagné pour cette après midi de marche tranquille sous le soleil, juste ce qu'il faut pour se mettre en jambe. Nous avons croisé un gué sur le chemin, et j'ai été le premier étonné de voir Korrigan le traverser seul sans que j'ai besoin de le guider à la longe. Depuis 6 ans qu'on se balade ensemble, (presque) plus rien ne l'effraie !

La première étape s'est faite à Bord St Georges, dans le jardin une connaissance d'Hélène, qui habite dans une « yourte contemporaine » et qui était ravie d'avoir Korrigan pour finir la tonte des bordures de pelouse.

Vendredi 7 Juin 2013 – Près d'Evaux le Bains – 27 kms

Départ de chez Madeleine, sur un petit air d'accordéon improvisé. La journée fût une fois de plus ensoleillée et chaude. Korrigan m'a de nouveau épaté en franchissant 3 nouveaux gués sans hésitation, dont un avec de l'eau jusqu'au ventre. Seul le 4ème gué de la journée l'a dérouté, il faut dire que le courant était beaucoup plus important. J'ai donc dû me mouiller les pieds pour l'aider, ce qui n'était pas désagréable vu le temps.

A 15h, grosse averse d'une demie heure, par chance, nous étions à côté de hangars agricoles à ce moment là, nous avons donc pu passer l'averse au sec. Le soir, j'avais repéré une ferme isolée pour m'approvisionner en eau, mais arrivés là bas, je ne pu que constater que seul un troupeau de moutons en était les habitants. Donc, cela nous a obliger de faire 4-5 kms de plus enfin trouver un ravitaillement d'eau potable, et une petite pature idéale pour planter la tente. Aujourd'hui, j'ai décidé d'apprendre à identifier une plante par jour. J'ai emporté dans mes bagages un livre pour « reconnaître facilement les plantes » paraît-il... C'est pas toujours gagné.

Donc, plante du jour : la berce

Samedi 7 Juin 2013 – Chanon – 24 kms

Plante du jour : la renoncule âcre (en fait, le bouton d'or tout bêtement)

Matinée pas terrible, beaucoup de goudron et des paysages pas fantastiques. A midi, nous avons quitté la Creuse pour entrer dans le Puy de Dome ! Ce que je ne savais pas, c'est que dans les nous marchons sur la frontière, et que l'on ne va cesser de passer de l'un à l'autre, et également dans l'Allier, au fil de la journée. Déjeuner en bord de Cher, avec une minuscule sieste interrompue mesquinement par la pluie.

De nouveau j'ai dû me déchausser pour faire passer un gué à Korrigan, le courant étant très fort. En fait, j'ai dû le passer 5 fois : un aller retour pour monter à Korrigan, et déposer mon sac et mes chaussures de l'autre côté. Un aller pour faire passer Korrigan. Un dernier aller retour pour retourner chercher mon baton de marche : j'avais déjà remis mes chaussures évidemment...

Le soir, j'ai trouvé de nouveau une prairie pour m'y installer, par contre la pluie a commencé à tomber au moment ou je débâttais, donc le montage de la tente a été on ne peut plus humide.

Dimanche 9 Juin – Etang de Chancelade – 20 kms

Plante du jour : le compagnon rouge

Départ tardif le matin, heureusement la pluie avait cessé, j'ai donc pu ranger une tente pas trop mouillée. Chemins et paysages très agréables le matin.

Peu avant midi, Korrigan, qui comme à son habitude marche librement à une dizaine de mètres derrière moi, part au triple galop, completement affolé. Il me dépasse sans que je ne puisse rien faire. Il s'arrête finalement dans un hameau, tout tremblant, après avoir fait valdinguer et traîner la sacoche du dessus sur 100m. Je ne saurai jamais ce qui a pû l'effrayer à ce point. Un serpent ? Là, un homme qui a vu la chose se passer me propose de laisser Korrigan se remettre de ses émotions dans son pré. Nous nous y installons, et je commence à sortir de quoi casser la croûte. Finalement, sa femme m'invite à leur table pour le déjeuner du dimanche. Tant pis pour mon végétarisme, j'accepte. Melon avec jambon sec, paupiettes de veau pommes de terre frites, fromages et dessert, avec par dessus tout ça un kir en apéro et un très bon rouge, c'était formidable et j'étais sacrément joyeux en fin de repas. Le contrecoup, c'est que je me suis senti completement vaseux l'après midi, malgré la mini sieste que j'ai pû faire. Manque d'habitude évidemment, mais chouette moment de partage avc des gens charmants.

Le soir, nous nous sommes arrêtés au bord d'un grand étang, où je me suis fait un plaisir de piquer une tête. L'étang aussi était vaseux.

Lundi 10 juin – Miremont – 12 kms

Plante du jour : le lamier blanc

Après le montage de la tente sous la pluie le samedi, démontge sous la pluie aujourd'hui. Les joies du bivouac !

Je trouvais Korrigan bizarre depuis hier midi, ça s'est confirmé ce matin. En premier lieu, il evite le goudron comme si il en avait peur... Etrange... Puis en fin de matiné, il commence à serisement hocher de la tête de haut en bas, à chaque pas. Quelque chose lui fait mal, c'est certain. Je vérifie plusieurs fois chaque dessous de sabot. Rien.

Arrivés à Miremont peu avant midi, je me rend à la mairie pour demander le numéro d'un vétérinaire. Celle ci arrive vers 14h. Verdict : foulure de l'antérieur droit. Il a dû se faire ça la veille quand il s'est emballé. Anti-inflammatoire, homéopathie et 2-3 jours de repos, avec ça Korrigan devrait se requinquer pour la suite du voyage.

Par chance, il y a un camping à la ferme à 3 kms de Miremont. La propriétaire accepte de venir chercher tout les bagages pour éviter à Korrigan de devoir tout trimballer jusqu'au camping.

Ce sera donc notre maison pour les prochains jours à venir, jusqu'à vendredi midi, exactement. J'ai pas à me plaindre, on a une très belle vue sur la retenue de Besserve.

Du 11 au 14 juin – Repos

Ce repos forcé a été agrémenté de la visite de François, un ami de retour d'un road trip européen en camion. Très beaux et intenses moments de partage à philosopher sur le voyage et bien d'autres sujets.