Nous voici dans les pas de Stevenson, et avec des cohortes de randonneurs dans les pattes. En plus, ils viennent tous de Bretagne, c'est étonnant (St Brieuc, Ancenis...)

Vendredi soir, sur les conseils d'un ancien garde forestier, nous nous sommes arrêtés dans un abri au milieu de la forêt, une heure qu'anvant une pluie fine et persistante commence à nous tomber dessus. Ce fût ma première nuit "en dur", et quelle bonheur insecriptible de trouver cette cabane, isolée au milieu de la forêt, et de pouvoir se réchauffer et se sécher au coin d'un feu de bois, éclairé par l'âtre et quelques chandelles. Perfection de l'instant. Manquais juste un petit verre de vin pour sublimer encore plus le moment.

Puis, le lendemain, ayant un peu parcouru mon topo huide sur Stevenson, j'ai noté qu'il s'était arrêté au monastère trapiste de Notre Dame des Neiges... Allez, emboîtons le pas à l'illustre écrivain, dont je vous conseille d'ailleurs la lecture de "Voyages en Cévènnes avec un âne", plein d'humour, et qui décrit bien les aventures qu'un bourricot peu vous amenez à faire.

J'ai pu donc passé une nouvelle nuit au sec, et dans un vrai lit, et dans cet atmosphère de sérénité que je recherche. Malgré la foule de touristes fréquentant le lieu. Je me suis même permis le luxe de m'acheter un bouteille de vin de l'abbaye.

Bientôt le mont Lozère, et enfin les Cévènnes. Car oui, je ne suis encore que dans le Gévaudan.

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