Nous voici à Florac, et à la fin de notre parcours sur le chemin de Stevenson. Nous allons maintenant faire l'ascension du Causse Méjean, pour commencer notre tour des gorges du Tarn.

Le Tarn dans lequel j'ai eu le bonheur de pouvoir me rafraichir et me laver hier au soir, ayant trouvé un champ où planter ma tente, avec plage "privée", s'il vous plaît. J'espère pouvoir renouveller la chose ce soir, à Ispagnac.

Lundi, après ma pause glace, nous avons donc gravit le mont Lozère et atteint le sommet des Finiels, son point culminant. La découverte des "Cévènnes des Cévènnes" est surprenante, tant la différence est frappante avec les étendus de forêt du Gévaudan. Ici, un paysage sec, tranchant, de champs où poussent les rocs, entourés de bruyère, de genêts.

Nous avons planté la tente le soir, au milieu de ce paysage chaotique, sous un grand soleil, et un léger vent, qui vient enfin du sud.

Lever le lendemain matin, sous l'aurore rougeoyante, la première que j'ai pu apprécier pleinement. Descente vers le Pont de Montvert, jolie petite cité sur le Tarn, pour le café-pain au chocolat du matin. La montée, tôt, sur l'autre versant vers la forêt du Bougès, fût rude, mais l'heure matinale nous a permis de ne pas trop souffrir de la chaleur. L'après midi, nous sommes restés quasiement sur la crête du massif, avec une vue embrassant le causse Méjean, avec ses falaises abrutes, que nous allons donc attaquer ce matin.

Comme partout, apparemment, nous avons de la pluie pour la journée, bien que ça se soit calmé. J'espère simplement que les nuages actuellement visibles sur le causse depuis Florac vont se dissiper, comme on dit, avant notre arrivée sur le plateau.

A bientôt !