On a fait notre petite boucle sur les Causses Sauveterre et Méjean, et nous sommes maintenant à Meyrueis. Pour ces 4 derniers jours, nous étions accompagnée par Noëlle, une amie vivant en yourte en Ariège, qui a réussi à s'offrir quelques jours pour nous suivre sous le cagniard dans cette région où l'eau est si rare sur les hauteurs, mais abondante et fraîche dans les gorges du Tarn.

Depuis Florac donc, nous sommes montés sur le causse Méjean, le causse du Milieu, pour redescendre presque aussitôt sur Quézac, nichée dans la vallée. Noëlle nous a rejoint le soir, puis nous avons attaqué la montée du causse Sauveterre le lendemain, jeudi. Selon les coins, le dénivelé se situe entre 300 et 500 mètres, entre le fond des gorges et le haut du causse.

Puis, vendredi, nous sommes redescendus sur Les Vignes, en bord de Tarn. Samedi, nous avons longé ce dernier le matin, et fait une pause de 3 heures dans un petit coin isolé, sur une pseudo plage, pour profiter de la fraîcheur de l'eau, en regardant passer les kayaks. Et nous avons terminé la journée en remontant sur le causse Méjean, par un miniscule sentier à travers les pics rocheux. enfin, dimanche, traversée du causse, avec une dizaine de kilomètres d'un désert d'herbes rases, pour redescendre une ultime fois sur Meyrueis, où nous avons galeré pour trouvé un petit coin pour bivouaquer. En tout cas, 90 kms en 4 jours, et pas vraiment du plat, sans être entrainée, c'est une belle performance. Chapeau Noëlle.

Nous reprenons maintenant le chemin seuls avec Korrigan, pour nous diriger vers le Mont Aigoual, avec peut être une détour vers Ste Croix Vallée Française, que l'on m'a conseillé pour ses communauté "alternatives". Mais je n'ai encore rien décidé, ça rallonge pas mal. A voir.

La conclusion de cette escapade dans les causses, c'est que c'est tout bonnement magnifique ! Mais ce fût un peu dur pour Korrigan, et surtout pour ses sabots, qui se sont bien usés sur toutes ces pierres bien abrasives.